Robert Len


O Patro Vys
Samedi le 24 mars 2007


Robert Len, l'homme aux mille flûtes

Près de deux années se sont écoulées depuis ma prise de connaissance de l'univers musical de Robert Len, un véritable refuge de l'âme où il fait bon découvrir (ou redécouvrir) les différentes cultures de notre planète à travers plusieurs instruments apparentés à la flûte. Du désert du Sahara, aux confins de l'orient, en passant par les hautes collines d'Irlande et d'Écosse, Robert à rapporté une imposante collection de ces instruments et en a saisi l'essence pour créer des pièces majoritairement musicales rendant hommage à leurs origines et aux gens qui les ont confectionnés.

Loin d'être seulement un récital de pièces aux accents du monde, le répertoire de l'artiste est toujours en relation avec l'humain et son environnement. Par moments, on peut ressentir l'appel des montagnes, l'odeur du vent du large ou simplement une forte sensation d'empathie pour notre mère la terre.

Dans un spectacle de Robert Len, on en apprend un peu plus sur les cultures d'où sont originaires les instruments, puisque Robert se fait un plaisir de présenter le modèle de la flûte, comment elle s'est rendue jusqu'à lui et de quelle façon il a été saisi de l'inspiration. Le plus difficile pour lui n'est pas de composer les musiques mais bien de donner ensuite un titre aux pièces, recherchant à saisir en quelques mots les sentiments qu'elles inspirent.

Entouré de 5 musiciens dont des percussionnistes, un claviériste, un bassiste, etc, Robert joue évidemment des flûtes mais aussi de la guitare et des percussions (avec des contenant d'eau vide). En fait, on retrouve beaucoup de percussions dans la prestation de Robert Len, certainement un parallèle aux origines de la flûte qui remonte presque aux origines de l'homme, où les percussions étaient dominantes.

Quelques-unes des surprenantes flûtes de Robert Len
Beaucoup de percussions, même avec des contenants d'eau

Avec ses proches le temps d'une pièce

Robert Len à la salle Calixa Lavallée
Le vendredi 7 janvier 2005


Quelques unes des différentes flûtes...
... récupérées aux quatre coins du globe
Trompettiste chevronné qui a travaillé, entre autres, avec La Bottine Souriante, Oliver Jones et Colin James, c'est à titre de flûtiste que Robert Len (de son vrai nom Robert Piette) montait sur scène jeudi et vendredi de cette semaine pour donner son propre spectacle entouré des 5 excellents musiciens que sont Daniel Lemay (percussions, didgeridoo), Gérald Bissonnette (percussion), Daniel Bonin (basse, cithare), Denis Vachon (claviers) et Jean-Pierre Lambert (claviers, percussions).

Robert, de son côté a joué de multiples flûtes (indienne, amérindienne, irlandaise, tunisienne, balinaise, arménienne), de la cornemuse irlandaise et de divers autres instruments de percussion.

Au départ, l'oeuvre de Robert se veut une ode à la terre qui nous nourrit et au voyage à travers ses différents recoins. On sent une véritable passion pour la découverte des différents courants musicaux de la planète à travers son instrument de prédilection, la flûte. L'occasion était belle de partager cette passion en composant plusieurs pièces au style musiques du monde, sur des airs arabes, indiens, amérindiens, sud-américains, tziganes, et autres...

Le spectacle se passe en deux temps et chacun a sa propre ligne directrice. En première partie, on voyage à travers les différentes flûtes que Robert a assemblées au fil des années. Il en a plus d'une vingtaine sur scène et se fait didactique pour expliquer leur provenance tout en nous faisant une démonstration de leur son particulier en interprétant quelques pièces de son répertoire composées pour cet instrument spécifique.

Dans la deuxième partie, on voyage d'une façon différente, cette fois à travers la musique qui fait une plus large place aux percussions et nous emporte dans des univers particuliers, crées de main de maître par Robert. L'auditeur se sent subjugué par la beauté de Souffle de liberté et Mon dernier cri où la cornemuse irlandaise et les percussions forment un ensemble fascinant, puis il découvre La vallée sacrée, pièce maîtresse de cette soirée à mon avis. A un moment donné sur cette pièce, les six musiciens, incluant Robert, créent une courtepointe de percussions étonnante et enivrante.

Impressionné par le film sur la Passion du Christ paru en 2004, Robert a créé la pièce Marche vers la délivrance pour laquelle Sylvie Jetté a écrit et interprété des textes en Araméen, un autre moment fort de cette soirée qui se terminera sur deux rappels fort appréciés.
Denis Vachon aux claviers... ... et Gérald Bissonnette aux percussions

Pour quelques pièces, Robert a été accompagné par la charmante voix de Sylvie Jetté


Michel Parent