Ode à L'Acadie


Reportage de Marc Lalonde
Ode à l'Acadie accoste à Gatineau


C'est dans une Maison de la culture pleine à craquer que le Festival acadien de Caraquet présentait la troupe de Ode à l'Acadie. Sept interprètes et musiciens virtuoses venaient offrir leurs mélodies et les souvenirs d'une patrie sans frontières. Eh bien quelle surprise! Ils ont fait face à un raz-de-marée d'amour venant d'un public d'acadiens et d'acadiennes exilés dans la région de la capitale nationale.

Ode à l'Acadie fut conçu au départ par le Festival acadien de Caraquet pour une série de 25 représentations dans cadre du 400e anniversaire de la présence française en Amérique en 2004. Aujourd'hui ils entreprennent une tournée au Québec avec plus de 140 spectacles en poche. Dès les première notes de Mowweõme Aoimkoai / Petitcodiac on pouvait ressentir un va et vient d'énergie entre les interprètes et le public de la salle Odyssée de la maison de la culture de Gatineau. Les 7 membres de la formation, soient Isabelle Thériault, Nicolas Basque, Monique Poirier, François Émond, Louise Vautour, Christian Kit Goguen et Patricia Richard font la preuve de leur virtuosité en racontant ce qu'est l'Acadie pour eux et leur coin de pays, appuyés intelligemment par des éclairages magnifiques et des projections vidéo pertinentes qui ajoutent à la magie du spectacle. Le public est constamment séduit par les richesses de la culture acadienne comme Marie cassie, Au bord du lac bijou et La tempête / Lady Dorianne. Un des moments les plus magiques fût, entre autres, la belle interprétation de Moncton par une autre spécialiste du chiaque que Marie-Jo Thério, Monique Poirier réussit si bien à nous transporter dans cette ville du Nouveau Brunswick. Elle fit aussi une superbe interprétation de la pièce Les aboiteaux de Calixte Duguay.

La deuxième partie du spectacle s'ouvre avec Christian Kit Goguen qui entame le cri du cœur de tous les acadiens sous la plume de Zachary Richard, Réveille frappe comme une tonne de brique. Par la suite, Monique Poirier présente l'invité spécial de la soirée, Jean-François Breau, qui offre au public le premier extrait de son nouvel album Ainsi soit-il. Il poursuit avec quelques chansons qui lui rappellent l'Acadie de son enfance. On a droit à Mon Acadie et à Cap enragé en duo avec sa grande amie Monique Poirier. Un autre beau moment de fierté est l'interprétation de Grand Pré, où chaque membre de la troupe s'offre un couplet de ce gage de fierté signé Angèle Arsenault.

En rappel, la troupe d'Ode à l'Acadie offre à nouveau la pièce titre du spectacle sous les yeux de l'auteure qui était présente dans la salle, Mme Susanne Hébert. Mais ça ne semblait pas suffisant, car une foule en délire en redemandait et, comme l'a dit Monique Poirier, un jam s'engage au grand plaisir des spectateurs.

Finalement, après le meilleur accueil depuis la création du spectacle, selon le directeur général et artistique du Festival acadien de Caraquet, Paul Marcel Albert, la belle aventure d'Ode à l'Acadie se poursuivra du côté de Sherbrooke le 8 février, avant de partir pour l'Europe en début du mois de mars 2006.


Les photos du reportage viennent du site www.ode.ca


Michel Parent