Reportage
Le 15 juillet 2004
Geneviève-Arianne Morissette à la Place à Côté

Difficile de décrire en quelques mots un spectacle de Geneviève-Ariane. A la fois théâtrale et introvertie, exubérante et passionnée, elle s'assure de faire passer son public par différents niveaux d'émotion. Au départ, histoire de faire patienter le public en attendant le début du spectacle, elle s'est servie de chansons de Passe-Partout comme toile de fond. Le temps de réaliser qu'elle est de la génération Passe-Partout, comme la majorité de sons public dont certains fredonnaient les mélodies avec Pruneau, Cannelle, Fardoche et compagnie.

Elle apparaît sur scène seule à son piano pour entamer le premier volet de son spectacle qui s'intitule Geneviève-Ariane Morissette en quatre temps. Ce premier volet donc, est plus "smooth", un piano, une voix, très belle voix en passant, profonde et grave, théâtrale même. Elle partage ses élans de passion et de douleur avec son instrument qui fait écho à ses textes et résonne dans la foule. Parmi ces premières chansons, on retrouve entre autres, Ce soir à Montréal et Le ciel ouvert, interprétées avec fougue, avant de faire place au deuxième volet qui se veut une satyre du vedettariat et d'une star un peu imbue d'elle même, sorte d'antipode pour Geneviève-Ariane.

Sous le masque (et le manteau) d'une "Manon Lessard" bien campée, elle nous offre une chanson qui nous fait penser à Ordinaire (Robert Charlebois) sur cette vie passée sous les réflecteurs. Intitulée Le drame de Manon Lessard, ce qui s'annonce comme une chanson un peu quétaine prend une dimension beaucoup plus profonde, un espèce de deuxième degré habilement caché sous le personnage victime du star système.

J'ai malheureusement manqué les troisième et quatrième parties qui devaient montrer son côté rock and roll, incluant un hommage à Diane Dufresne.
Nul doute qu'elle s'en est tirée avec brio.


Michel Parent