La SACEF et ZOF présentaient
Marc LeMyre à la Place des Arts
Vendredi le 27 février 2004

C'est une des figures de proue de la musique francophone ontarienne, Robert Paquette, qui a lancé la soirée en présentant le premier artiste de cette province à participer aux Week-ends de la chanson Hydro-Québec au Studio Théâtre de la PDA ce soir.

Marc LeMyre se décrit lui-même comme un poète électrique malgré que la définition exacte de ce qu'il fait soit difficile à cerner. Pour lui, les mots sont importants certes, mais la façon de les rendre compte tout autant. Ceux-ci ne sont pas faits pour être seulement lus, ils doivent être dits avec tout le support nécessaire pour que le message passe.

Poète francophone vivant à Toronto, il représente donc lui-même un de ces paradoxes dont il nous parle abondamment dans son premier numéro ou il joue à la fois le rôle de l'interviewer et celui de l'interviewé. Assisté à la technique et aux claviers par son unique musicien, Dominique St-Pierre, il nous offre le point de vue du poète qui doit défendre son art. Un art qui mélange images, musique, textes et ambiances dans une mise en scène sobre mais efficace.

Marc a un sens particulier de l'image, le poète étant un homme à solutions, il s'évertue à présenter son univers et son monde à travers un oeil surréaliste comme ce poème intitulé Insomnie perpendiculaire qui se retrouve sur son CD nouvellement lancé. Intitulé Gaga pour ton zoom, l'album de Marc permet donc à ses compositions et ses textes de vivre une vie différente de celle d'être simplement couchés sur une page blanche.

Dominique St-Pierre

Suivi de Stef Paquette
Toujours à la Place des Arts
Le 27 février 2004

Pour la deuxième portion de la soirée, le sympathique hurluberlu qu'est Stef Paquette, grand gagnant du Festival de Saint-Ambroise en 2003, est venu faire chavirer le conventionnel et donner un grand coup de fraîcheur à la chanson francophone. Sachez qu'il a aussi obtenu quatre prix lors du Festival de Granby, incluant celui de la Meilleure présence sur scène.

Armé de sa guitare et entouré de deux musiciens (guitares et cuivres) ainsi que de la jolie choriste Véronique Dault, Stef laisse les gens de la salle choisir l'ordre des chansons qu'il va jouer. Armée d'un pot dans lequel tous les titres de chansons de Stef se retrouvent sur un bout de papier, Véronique (la Vanna White ontarienne) se promène dans la salle et fait tirer les gens. Chaque nouvelle chanson donne l'occasion à Stef de nous parler de ses origines à Sudbury, la ville des mines, et de l'inspiration de la chanson.

Parfois tendres, surtout humoristiques, quelque fois sérieuses, les chansons de Stef frappent en plein coeur et nous permettent de saisir toute l'essence de son grand talent. Il reprend en passant la chanson Marie-Hélène de Sylvain Lelièvre à la façon de Stéphane Eicher, fallait l'entendre pour le croire..

En nous offrant la majorité des chansons de son premier album solo intitulé L'homme exponentiel, Stef touche le blues, le jazz, les rythmes latins, le style chansonnier et nous charme avec les Télémaniaque, Tes p'tits plats, Toi, L'Homme exponentiel, On se revoit à soir et autres. On a même noté un petit clin d'oeil à Robert Paquette (sans lien de parenté) lorsqu'il reprend quelques vers de la chanson Bleu et Blanc, l'un des grands succès de Robert. De plus, Stef utilisait ce soir la fameuse guitare Norman que Robert possède depuis une trentaine d'années, soit justement l'âge de Stef.

Vous pouvez en découvrir plus sur cet artiste bourré de talent en visitant le www.stefpaquette.ca


Michel Parent