Ève Cournoyer


Jeudi le 10 mai 2010
Lancement d'album au Lion d'or
Ève Cournoyer
La persévérance d'Ève est récompensée avec un troisième album intitulé La Tempête
Ève CournoyerIl s'est passé près de cinq ans depuis la dernière parution d'Ève sur disque, il lui aura fallu être patiente et très persévérante pour entreprendre ce troisième projet d'enregistrement de façon tout à fait indépendante. Elle a réussi à convaincre des amis musiciens à embarquer dans son projet, notamment les Rémi Leclerc (batterie), Guillaume Bourque (guitare et lapsteel) et Simon Dolan (basse). C'est justement avec l'aide de Simon Dolan qu'elle a réalisé ce nouvel album pour lequel elle signe tous les textes et les musiques.

Toujours empreintes de cette poésie qui fait la force de ses textes, maintes fois salués par la critique et ses pairs, les nouvelles chansons d'Ève évoquent les catastrophes naturelles intérieures, les rêves de voyage, la peur de la sécheresse de l’âme, l’urgence de l’éveil de la conscience humaine et les dangers de la pollution de nos richesses. Quand ça gronde en-dedans, que les doutes tonnent, les angoisses pleuvent, le remède réside dans l’espoir du retour du beau temps, du calme après la tempête.

Au Loin d'or ce soir, Ève nous offrait son spectacle de lancement en prenant bien soin de présenter les nouvelles chansons et le contexte de leur création. Elle en a aussi profiter pour se faire plaisir (un sentiment partagé par le nombreux public) en reprenant quelques pièces de ses albums précédents, dont l'inoubliable Marabout et la chanson titre du premier album, Sabot de Vénus.

Ses deux premiers albums ont tourné en boucle sur mon lecteur lors de leur sortie, ce que La tempête fait depuis hier soir chez moi. La chimie est toujours présente !
Ève Cournoyer
Ève Cournoyer
Ève CournoyerÈve Cournoyer
Ève Cournoyer
Ève Cournoyer
Le Fruit en première partie
Adam Dupuis du groupe Le Fruit (en première partie)
Ève Cournoyer
Ève Cournoyer

Mercredi le 9 novembre 2005
Lancement de l'album L'écho d'Ève Cournoyer
Une deuxième galette fort attendue

Déjà trois années se sont écoulées depuis l'excellent album Sabot de Vénus qui s'était attiré les éloges d'à peu près tous ceux qui analysent la musique d'ici. On avait salué la créativité, l'éclectisme et le courage de cette femme qui voguait à contre courant et qui avait choisi de mettre toute son âme et tout son coeur dans un projet indépendant et personnel.

Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis, l'album est maintenant presqu'introuvable et Ève a réussi à se faire une place, à force de travail et de persuasion, auprès d'un public avide de différence et d'originalité. Elle a roulé sa bosse en première partie de Richard Desjardins, elle a fait les Francofolies de Montréal et le Coup de Coeur Francophone, donné des dizaines de spectacles et s'est mise à la création d'un deuxième album qui, encore une fois, la représente telle qu'elle est. Beaucoup plus rock que le précédent, on n'y sent pas moins le besoin de se différencier par des textes peaufinés et des arrangements passés au peigne fin. Rien n'est de trop, tout coule de source.

Pour ce deuxième opus, elle a travaillé à la campagne et dans son appartement, elle a préparé tous les arrangements et les mélodies en solo, les a enregistrés sur son petit huit pistes portatif, pour ensuite se présenter en studio où elle a ajouté les pistes de basse (Fred Fortin et J.F. Lemieux), de batterie (Alain Berger) et quelques pistes de guitare (Guy Kaye et Nick Petrowski), le tout conjointement réalisé par Ève et Alain Berger.

Comme je le mentionnais plus haut, un album majoritairement rock qui démarre tout de même doucement avec Tout arrive, une pièce plutôt pop-rock, avant de tomber dans un rock qui fait très style 70s avec C'est assez pour ensuite toucher les limites du punk dans Faut-il souffrir et ses guitares grinçantes. Le tout se poursuit à la guitare acoustique avec la ballade Mon bel espoir qui nous rapproche un peu du premier album et de la voix feutrée et particulière de la grande et longiligne chanteuse, magnifique pièce vraiment, toute en finesse. Dans la même veine, on découvre ensuite la pièce titre, L'écho qui, si on se fie à la définition du terme, signifie le rebond du son suite à la collision avec un obstacle. Sachant que l'auto production n'est pas facile à gérer et que les obstacles sont nombreux, devrait-on y voir un parallèle avec son retour sur disque ?

Tout tatouée (Toute à toé) poursuit l'incursion intérieure en traitant des problèmes amoureux avant de laisser place au rebond encore une fois, Ç'a m'a aidé qui revient avec un son plus solide et un ton plus positif, tout comme Pour vrai. Ève termine l'album avec L'étoile de tes bras qu'on avait pu entendre dans le film Le bonheur c'est une chanson, une pièce toute douce qu'elle avait écrite il y a presqu'une dizaine d'années, et C'pas facile d'être..., un dernier rock qui décante la difficulté de vivre dans sa propre peau. Somme toute: excellent !

Eve Cournoyer au Va-et-Vient
Le 24 mai 2003


Après une courte prestation la veille lors de la soirée célébrations du CSF, Eve y allait d'un spectacle complet ce soir au chaleureux bar "Le Va et Vient" de la rue Notre Dame ouest. Il y a plusieurs mois que je me promettais de voir Eve en spectacle, l'ayant malheureusement manquée lors du Coup de Coeur Francophone de novembre dernier.

Sur disque, sa musique se veut très éclectique, mélangeant les boucles informatisées et les percussions pour créer des ambiances qui, je me disais, seraient difficiles à recréer en spectacle. Je dois dire qu'elle s'en tire très bien, une chanson comme Sabot de Vénus prend une toute autre dimension, avec la guitare acoustique et la "lap steel guitar" de Roger Miron, plus country rock que sur disque et très agréable à découvrir de cette façon.

Eve Cournoyer sur scène, c'est l'artiste, la créatrice, la mère de famille et la musicienne qui s'amalgament pour tenir des propos réalistes et critiques de la société actuelle ainsi que du star system préfabriqué. Ses présentations de chansons savent faire mouche et dérider (ou faire réfléchir) le public, tout comme les chansons elles-même, les "Chipie", "Dent contre toi", "Marabout", "Sabot de Vénus", "Dans le bois", etc.

Pendant près de deux heures, pas mal pour une femme qui n'a qu'un album à son actif, elle nous offrira toutes les chansons de son premier opus de même que quelques nouvelles créations comme "Ayoye" et "Aphrodite" qu'elle se promet bien de mettre sur son deuxième album. C'est la grâce que l'on se souhaite !

Eve était accompagnée des musiciens Roger Miron (guitare électrique et lap steel),
Patrick Hamilton (basse) et Jean Larocque (batterie et percussions).

Michel Parent